
Eternellement protégée par les alizés, noyée
au milieu des fleurs, Essaouira la Blanche, Essaouira la Cité
des Vents du Maroc, embaume de toutes les essences que travaillent
ses ébénistes. Marqueteries de thuya, de citronnier,
de cèdre garderont au fil des années l'odeur de leur
bois précieux.
Essaouira,
provient de Al Souirah, soit la petite forteresse entourée
de murailles... La ville, située entre Safi, au Nord, et
Agadire au Sud, baignée par l'Atlantique, a toujours bien
porté son nom. Bien obligée de se protéger
contre les pirates de tous bords, Essaouira, les pieds dans la mer
s'est de tout temps abritée derière une muraille sensée
être inexpugnable... Comptoir bouillant d'affaires en tous
genres, Essaouira était donc fort convoitée, et ce
depuis le VIIème siècle avant JC. La découverte
de vestiges de céramique sur les îles de la baie de
la ville confirme, en effet, la présence des phéniciens
dans la région à cette époque. Mais ceux qui
devaient marquer cette ville de eur empreinte, sont bel et bien
les portugais.
D'ailleurs
jusqu'à la proclamation de l'indépendance du Maroc,
Essaouira fut appelée, Mogador, probablement une traduction
du Portugais de Amogdul. En tout cas, les livres pensent ainsi,
et ils n'auraient pas tout à fait tort, dans la mesure précisement
où le dignitaire d'Essaouira enterré à trois
kilomètres de la ville, s'appelait Sidi Mogdul. Les portugais
y élirent résidence dès le XVIème siècle,
et c'est au début du XVIème siècle qu'ils y
construisirent une forteresse qui allait conférer à
la ville sa configuration spécifique. Une forteresse tellement
utile (n'atténuait-elle pas son caractère vulnérable
en raison de sa trop grande exposition), qu'elle fut restaurée
par Moulay Abdelmalek en 1628. Mais ce n'est qu'au XVIIIème
siècle que la ville fut fondée par Sidi Mohamed Ben
Abdellah, un autre roi de la dynastie Alaouite.
L'histoire
d'Essaouira est intéressante à plus d'un titre, son
passé est perceptible à tous coins de rues.
Aujourd'hui,
Essaouira cherche à s'inscrire dans une grande dynamique
d'expansion et d'essor. A côté du festival Gnaoua,
moultes manifestations ont et auront lieu dans cette ville :
-
Essaouira confirme sa vocation pour les sports de glisse avec l’organisation
d’une étape du championnat du monde du kitsurf, du
21 au 26 juillet. Un événement majeur qui sera suivi
par quelque 30 millions de téléspectateurs à
travers le monde. En effet, la compétition bénéficie
d’une large couverture médiatique.
«Plus d’une cinquantaine de professionnels de toutes
nationalités sont attendus», indique André Azoulay,
président fondateur de l’association Essaouira Mogador.
Essaouira rejoint ainsi les autres villes qui accueillent les différentes
étapes du tour mondial, dont Perth (Australie), Cabo Frio
(Brésil) et Como (Italie). L’étape se caractérisera
par la participation du champion marocain, natif de la Cité
des vents, Soufiane Hamaini. Il avait été classé
4e mondial en 2004.
La ville va accueillir de manière régulière
cette manifestation sportive internationale pendant une période
de cinq années. En marge des compétitions, les équipementiers
et pratiquants des sports nautiques présenteront et débattront
des dernières nouveautés dans le domaine.
- Ainsi, les manifestations sportives se multiplient au grand bonheur
des amateurs. Au programme également, la finale du championnat
du monde de Belgique de surf en novembre prochain. Une autre manifestation
de windsurf et de surf, Elites Challenge, est également prévue
à la fin du mois de mai. Rappelons qu’une semaine auparavant
était organisée une semaine nationale dédiée
aux sports nautiques et aux sports de glisse.
- Les rencontres culturelles ne sont pas en reste. A noter pour
les prochains jours, les Journées nationales de l’arganier
organisées par le commissariat des Eaux et Forêts.
La 9e édition du festival gnaoua et musiques du monde aura
lieu, elle, du 22 au 25 juin. Alors que le festival des jeunes talents
est programmé durant la deuxième quinzaine du mois
d’août. De son côté, le festival des Andalousies
atlantiques se produira en début de novembre.
|